Rabelais dans le prologue de gargantua evoque les silenes boites decorees a plaisir pour exciter le monde a rire mais contenant diverses choses precieuses en quoi cette image eclai

Rabelais, Gargantua, parcours " Rire et Savoir ". Analyses linéaires, littéraires, exercices corrigés, quiz 1ère

Le 03/07/2024 0

Dans Ressources pédagogiques : examens 2024 et 2025

Le rire est le propre de l'homme

Quiz le parcours bac rire et savoir gargantua rabelais exercices corriges classe de 1ere

 

  • Lettre de Gargantua à Pantagruel ch 8
  • 28 questions / réponses 
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  • Le prologue de Gargantua
  • 20 questions / Correction 
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  • 22 questions / Correction 
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  • 26 questions / Correction 
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En écho 

 

 

PLAIRE

 Nous savons en tant que lecteurs de La Fontaine adultes et enfants que pour éduquer, on a souvent recours à des histoires comme des fables même si elles ont moins de crédibilité aux yeux des adultes en ce qui concerne l'argumentation. La Fontaine tout comme Voltaire ont bien vu l'intérêt de travailler sur de tels récits. La Fontaine pensait qu'une morale seule était ennuyeuse alors conjuguée à un récit, nous retrouvons les deux fonctions de l'apologue, plaire et instruire. L'aspect didactique est ainsi mis en évidence. Tout peut être dit ainsi. Nous pouvons prendre l'exemple du pouvoir des fables, VIII, 4 du fabuliste dans laquelle un orateur tente dans l'antiquité de capter l'attention d'un public distrait, mais en vain et finalement, en leur racontant une histoire, il parvient à se faire écouter. On peut donc convaincre par une histoire car l'histoire est amusante et capte l'attention des lecteurs et auditeurs. La vivacité du récit fait appel au goût pour les histoires, le récit touche un large public et de tous les âges, les fables ne sont donc pas idéales que pour les enfants. Elles permettent l'évasion, admettent le merveilleux, évitent le discours théorique, il n'y a donc pas de ton didactique apparent même si le message suit toujours le récit. Le récit parle à l'imagination, nous pouvons citer, la cigale et la fourmi, avant même de parler à l'esprit et le lecteur suit le récit sans penser à la morale, il se laisse entrainer et surprendre même par la logique du raisonnement. Finalement et paradoxalement, le récit finit par obliger le lecteur à faire un effort d'interprétation, il doit en effet réfléchir et dépasser le récit car lorsqu'il devient critique, c'est la morale

 

INSTRUIRE 

Nous nous retrouvons avec des publics confondus, jeune public, tout public, public spécialisé, et pourtant il existe pour chaque public une stratégie différente pour convaincre. A chaque époque, il y a une sensiblité différente, le 18 ème siècle est friand des démonstrations indirectes et ironiques, des contes philosophiques, à la fin du 19ème siècle, on est plus tourné vers les essais et philosophies positivistes, mais la fable ne passe pas de mode car derrière le récit se cache comme un miracle que l'on n'attend pas, l'enseignement qui fait dire à Gide, "les fables sont un miracle de la culture". Dans le loup et l'agneau, La Fontaine met en avant la philosophie du plus fort, la raison du plus fort est toujours la meilleure, il nous donne sa vision du monde et rapports de force dans la société. C'est une conception très lucide et juste mais un peu pessimiste. L'affirmation est ainsi concentrée en un seul vers, au présent de vérité générale et renforcée par l'adverbe toujours. Il décrit ainsi le comportement odieux de celui qui, exerce sa violence sur plus faible que lui , prétend la justifier par des arguements spécieux, inverse les rôles et se fait victime pour pouvoir être bourreau. Le message est à ce niveau philosophique, cela signifie que l'homme est un loup pour l'homme. Seul La Fontaine parvient à véhiculer des idées aussi profondes et existentielles pour l'homme en ayant l'air de raconter une simple histoire anodine. C'est en cela que consiste le miracle. La culture est ainsi sauvgardée dans la mémoire des hommes; Il développe dans cette même fable une argumentation différente pour chaque animal, le loup est ainsiassimilé à un dictateur, interdisant à la population de se plaindre des sévices dont elle est victime. souffre et tais toi. Loup incarne l'homme biensûr, on retrouve dans la transposition de l'allégorie animale, le monde des hommes, la philosophie à tirer de nos actes. L'argumentation de l'agneau va à l'inverse du loup. Ainsi qu'il le dit dans sa dédicace à "Monseigneur Le Dauphin" du premier recueil des fables, La Fontaine rappelle le principe qui inspire les fables, "je me sers d'animaux pour instruire les hommes"; Le miracle est réussi. La réussite des fables tient à ce que les animaux sont humanisés, et cette métamorphose s'inscrit dans une logique, ce qui rend les fables encore plus convaincantes.

 

 

Selon vous, les livres VII à XI des Fables de Jean de la Fontaine s’adressent-ils seulement à la part d’enfance qui est en nous ? 

Problématisation

Le sujet interroge sur la destination des livres VII à XI des Fables (« s’adressent-ils »). Il convient – sachant que le public visé par une œuvre n’est pas forcément le public effectif – de se demander quel lectorat ces fables visent en particulier : celui des enfants ou celui des adultes ? Mais le libellé invite aussi à un élargissement (« seulement ») et on ne peut donc pas se contenter d’une réponse fermée à cette question. Enfin, le destinataire évoqué par le sujet n’est pas une catégorie de lecteurs, mais un espace intérieur, une appétence (« la part d’enfance qui est en nous »). C’est cette expression qu’il conviendra surtout d’interroger : à quoi renvoie-t-elle précisément ? L’envie de nous divertir, de nous amuser comme des enfants ? Un besoin d’apprendre pour « grandir » encore ? La capacité à s’émerveiller et à rêver toujours ? Une forme d’innocence demeurée intacte à l’intérieur de nous ?

 

Les livres vii a xi des fables de la fontaine s adressent ils seulement à la part d enfance qui est en nous

Jean de LA FONTAINE, Fables (Livres VII à XI)

Parcours : Imagination et pensée au XVIIe siècle.

 

Deux lectures à découvrir 

 

 

Baccalauréat général - Session 2021

Corrigé officiel complet

Dans quelle mesure faut il prendre les fables de la fontaine au serieuxDans quelle mesure faut il prendre les fables de la fontaine au serieux (839.31 Ko)

 

Pour aller plus loin  
Dans quelle mesure faut-il prendre les Fables de La Fontaine au sérieux ?

 

 Les Fables : une œuvre qui refuse l’esprit de sérieux.
- Des histoires plaisantes : l'art du récit tient à la brièveté de l'apologue, aux dialogues, aux animaux personnifiés, aux enrichissements de l'imagination (métamorphoses, anamorphoses
dans « Le Loup et le Renard »), à l’agrément de la forme poétique (virtuosité de La Fontaine).
- La Fontaine emprunte certains de ses procédés à la comédie : les fables reposent sur de nombreux schémas comiques (la revanche dans « L'Âne et le Chien », la duperie dans « Le Loup 
et le Renard », l’agresseur puni dans « Le Rat et l'Huître »). C’est aussi le cas de l’héroïcomique dans « Le Coche et la Mouche ». 
- Les Fables sont présentées comme des jeux pour l'esprit : l’art de l'allusion (l’orateur Démade dans « Le pouvoir des Fables ») ; les jeux de renvoi d'une fable à l'autre ; les jeux de mots (« Je suis Gros-Jean comme devant » dans « La Laitière et le Pot au lait ») ; les effets de surprise (« Un loup rempli d'humanité / S'il en est de tels dans le monde »). 

Les Fables ne sont pas dépourvues d'une certaine gravité. 
- Elles laissent apparaître le regard désenchanté d'un moraliste sur le monde : la vanité (« Le Rat et l'Éléphant ») et la comédie du pouvoir (« Les obsèques de la Lionne », « Les Animaux malades de la peste ») sont des sujets de prédilection pour les moralistes. 
- Elles portent des interrogations métaphysiques : la méditation sur le temps et le sentiment de la mort sont présents dans plus de la moitié des fables. « La Mort et le Mourant » est la grande « fable-essai » sur la mort ; ce thème apparaît dans certains titres ou bien au hasard d'un vers, pour suggérer l'impossible résignation de l'homme à sa propre finitude (« Le Lion, le Loup et le Renard »).
 - Elles font écho à des débats philosophiques. Le livre II accorde une place particulière aux débats philosophiques et aux questions qui agitent les salons. La question de la nature humaine est récurrente (« L'enfouisseur et son compère », « Le Loup et les bergers »). Le « Discours à Madame de la Sablière » est une attaque en règle du cartésianisme et une défense du gassendisme.

 Les Fables sont une œuvre plaisante qui mérite d'être prise au sérieux. 
- La Fontaine convie ses lecteurs à un jeu très sérieux d’interprétation. Au jeu du « plaire pour instruire », le fabuliste perd à dessein son lecteur. Il n'hésite pas à bouleverser l'ordre convenu de l'apologue (le « corps » et « l'âme » de la fable) et à proposer des fables sans moralité explicite. Le lecteur est convié à un jeu très sérieux d'interprétation qui consiste, pour le fabuliste, à laisser 
planer un soupçon sur la morale que la fable semble défendre. 
- Les Fables invitent à une « sagesse de la gaieté ». Si le livre XII semble consacrer l’épicurisme, celui-ci se diffuse déjà dans les livres précédents (le récit dans « Le Savetier et le Financier » fait 
l’éloge des plaisirs simples et le blâme de l’argent).
 - Les Fables constituent un « Art poétique ». La poésie n'est pas le simple habillage d'un ouvrage utile. Si la Fontaine la conçoit comme un supplément de gaieté, le travail sur la forme mérite d'être pris au sérieux ; il donne ses lettres de noblesse au genre de la fable et montre que rire ou sourire, c’est déjà penser.

 

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