En finir avec eddy bellegueule

Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule: Commentaire littéraire, bac de français, " Un personnage en marge "

Le 29/03/2024 0

Dans Le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle

Un personnage en marge 

Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule
Un texte en écho au parcours bac roman "Un personnage en marge"
Bac de français
 

En finir avec eddy bellegueule

Profil de l'ebook 

 

Titre : Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule: Commentaire littéraire, bac de français, " Un personnage en marge "

Parcours bac : "Personnages en marge, plaisirs du romanesque"

Auteur : Fabienne Molton

Format : Kindle

Taille du fichier : 2433 KB

Nombre de pages de l'édition : 13 pages 

Langue : français 

Date de publication : 2 mars 2024

Description

 

 

Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule
Un texte en écho au parcours bac roman "Un personnage en marge"
Bac de français

Séries générale et technologique
Commentaire littéraire livre I, chapitre 3 « Les Manières »

 

Un personnage en marge  
"Mes parents appelaient ça des airs, ils me disaient Arrête avec tes airs. Ils s'interrogeaient Pourquoi Eddy il se comporte comme une gonzesse. Ils m'enjoignaient : Calme-toi, tu peux pas arrêter avec tes grands gestes de folle."

Ecrire pour ne plus consentir 
« Je me faisais le meilleur allié du silence, et, d’une certaine manière, le complice de cette violence (et je ne peux m’empêcher de m’interroger, des années après, sur le sens du mot complicité, sur les frontières qui séparent la complicité de la participation active, de l’innocence, de l’insouciance, de la peur »

 

Commentaire littéraire

Exercice bac niveau 1ère

 

Parcours bac "un personnage en marge" 
Livre I, chapitre 3 « Les Manières » 

 

Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule

Livre I, chapitre 3 « Les Manières » 2014

Lecture du texte 
A mesure que je grandissais, je sentais les regards de plus en plus pesants de mon père sur moi, la terreur qui montait en lui, son impuissance devant le monstre qu'il avait créé et qui, chaque jour, confirmait un peu plus son anomalie. Ma mère semblait dépassée par la situation et très tôt elle a baissé les bras. J'ai souvent cru qu'un jour elle partirait en laissant simplement un mot sur la table dans lequel elle aurait expliqué qu'elle ne pouvait plus, qu'elle n'avait pas demandé ça, un fils comme moi, n'était pas prête à vivre cette vie, et qu'elle réclamait son droit à l'abandon. J'ai cru d'autres jours que mes parents me conduiraient sur le bord d'une route ou au fond d'un bois pour m'y laisser, seul, comme on le fait avec les bêtes (et je savais qu'ils ne le feraient pas,ça n'était pas possible, ils n'iraient pas jusque là; mais j'y pensais).
Désemparés devant cette créature qui leur échappait, mes parents tentaient avec acharnement de me remettre sur le droit chemin. Ils s'énervaient, me disaient Il a un grain lui, ça va pas dans sa tête. La plupart du temps ils me disaient gonzesse, et gonzesse était de loin l'insulte la plus violente pour eux-ce que je dis là était perceptible dans le ton qu'ils employaient-, celle qui exprimait le plus de dégoût, beaucoup plus que connard ou abruti. Dans ce monde où les valeurs masculines étaient érigées comme les plus importantes, même ma mère disait d'elle J'ai des couilles moi, je me laisse pas faire.
Mon père pensait que le football m'endurcirait et il m'avait proposé d'en faire, comme lui dans sa jeunesse, comme mes cousins et mes frères. J'avais résisté : à cet âge déjà je voulais faire de la danse ; ma sœur en faisait. Je me rêvais sur une scène, j'imaginais des collants, des paillettes, des foules m'acclamant et moi les saluant, comblé, couvert de sueur – mais sachant la honte que cela représentait je n'avais jamais avoué. Un autre garçon dans le village, Maxime, qui faisait de la danse parce que ses parents, sans que personne en saisisse les motivations, l'y obligeaient, essuyait les moqueries des autres. On le surnommait la Danseuse.

 

Extrait


"De mon enfance, je n'ai aucun souvenir heureux", cette citation de Pérec dans W ou le souvenir d'enfance fait écho au projet d'écriture d'Eddy Bellegueule, nom de naissance que l'auteur a choisi dans En finir avec Eddy Bellegueule, pour se libérer de son douloureux passé d'enfant et d'adolescent issu d'un milieu ouvrier défavorisé du Nord de la France. Ce roman autobiographique écrit en 2014 est dédié à Didier Eribon, philosophe et sociologue français. A la manière d'Annie Ernaux, le narrateur procède par thème faisant de son ouvrage un véritable roman sociologique. Notre extrait situé au chapitre 3 du livre intitulé "Les manières", fait le récit d'enfance du narrateur rejeté, violenté, humilié par les siens et son entourage à cause de "ses manières" de fille et de son homosexualité.

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